Pakistan : levée de l’état d’urgence ; et après ?par Olivier GUILLARD (IRIS, 18 décembre 2007)

ديسمبر 31st, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , مقالات بالفرنسية

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Olivier

Pakistan : levée de l’état d’urgence ; et après ?
par Olivier GUILLARD (IRIS, 18 décembre 2007)

 

Conformément à un engagement pris une poignée de semaines plus tôt par le Président de la République Islamique du Pakistan, Pervez Musharraf, l’état d’urgence imposé le 3 novembre dernier dans l’ensemble du pays a finalement été levé samedi, à la grande joie des 150 millions de Pakistanais, majoritairement opposés dès l’annonce de cette mesure politiquement des plus discutables à un tel projet. Un état qui, rappelons-le d’un mot, revêtait surtout les traits de l’urgence pour son instigateur, l’encore « général »-président Musharraf, alors sous la menace d’un jugement de la Cour Suprême qui aurait pu – aurait « du » selon toute probabilité – invalider les conditions de sa réélection à la Présidence intervenue courant octobre.
Depuis lors, en accord là encore avec un de ses engagements, l’ancien commando a quitté (la mort dans l’âme et les yeux embués) ses fonctions de chef des armées, véritable attribut de la puissance dans ce pays de tradition martiale, remettant au général P. Kyani, l’un de ses proches – concept malgré tout des plus volatiles au Pakistan… – les rênes de cette puissante institution. Une décision en phase avec les demandes de l’opposition, par nature hostile à cette confusion / confiscation des pouvoirs civils et militaires, et satisfaisant sans l’ombre d’un doute une opinion majoritairement acquise au principe du retour à un exercice plus démocratique du pouvoir.
Déjà (enfin ?) se profilent les prochaines élections législatives ; le 8 janvier donc, dans tout juste trois semaines, ce scrutin attendu par des dizaines de millions de votants devrait finalement avoir lieu ; à moins que l’on assiste à un nouvel événement dramatique (attentat ; loi martiale ; boycott ; etc.) qui en retarde le cours, hypothèse à ne pas complètement écarter. A travers les 4 provinces (Punjab, NWFP, Sindh, Baloutchistan), 10 000 candidats se soumettront au suffrage des électeurs ; un scrutin que d’aucuns hésitent à qualifier, avant même son déroulement, de « lib

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Traité de Lisbonne, Acte IIpar Béligh NABLI (IRIS, 12 décembre 2007)

ديسمبر 31st, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , مقالات بالفرنسية

Traité de Lisbonne, Acte II
par Béligh NABLI (IRIS, 12 décembre 2007) 
La cérémonie de signature du traité de Lisbonne est prévue pour le jeudi 13 décembre 2007 au monastère de « Jerónimos », à Lisbonne. La signature du traité modificatif marque le lancement du processus de ratification dans les 27 États membres de l’Union européenne. Le nouveau traité devrait, selon la volonté manifestée par les chefs d’Etat et de gouvernement, entrer en vigueur avant les prochaines élections du Parlement européen en juin 2009. Mais c’est une véritable course d’obstacles procéduraux et politiques qu’ouvre la signature du traité. Rien n’est acquis. En témoigne le sort de la « Constitution européenne », qui avait été signée en grande pompe par les Etats membres avant de se heurter au rejet référendaire exprimé par les peuples français et néerlandais.  
Que signifie alors l’acte de signature du traité ? La procédure solennelle propre à l’élaboration des traités est marquée par l’acte de signature du traité, qui arrête définitivement le texte et l’authentifie. Les signataires déclarent ainsi que le texte rédigé répond à l’intention des négociateurs et qu’il est en principe définitif.  
Qui signe au nom de la France ? En France, la qualité de représentant de l’Etat dans les négociations internationales est un attribut de l’exécutif. Une logique rationnelle, mue par un souci d’efficacité, explique ce monopole fonctionnel : les organes de l’exécutif seraient seuls à même de négocier et de défendre l’intérêt national puisqu’ils disposent de tous les moyens techniques nécessaires à l’accomplissement de cette tâche. Certes, la Constitution française n’identifie pas l’organe étatique compétent pour signer les traités. Mais si la Constitution de 1958 n’habilite pas explicitement le Président de la République à signer les traités internationaux au nom de l’Etat, cet acte fait traditionnellement partie intégrante de sa compétence constitutionnelle en matière de négociation (art. 52). Le pouvoir de négocier induirait donc celui de signer. Le Président de la République décide discrétionnairement de procéder à la signature des traités de révision et des traités d’adhésion. Cet acte procède de la volonté du Président de la République et confère à l’Etat un statut provisoire, des obligations pesant déjà sur l’Etat signataire, notamment celle d’agir de bonne foi. Comme l’atteste la pratique, des membres du gouvernement dûment mandatés par le Président de la République peuvent procéder à l’acte de signature d’un traité de révision ou d’adhésion. Sous la IVe République, les Communautés européennes sont nées de traités signés par les plénipotentiaires des six Etats fondateurs. Depuis 1958, les traités de révision ou d’adhésion ont été signés au nom du Président de la République française, par le Premier ministre et/ou le ministre des Affaires étrangères, voire par le ministre délégué aux Affaires européennes. Par exemple, le traité sur l’Union européenne a été signé par le Premier ministre Pierre Bérégovoy et le ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, tandis que l’Acte unique européen a été signé par ce dernier en tant que plénipotentiaire désigné par le Président de la République. Le 25 avril 2005 à Luxembourg, Claudie Haigneré, alors ministre déléguée aux Affaires européennes, a signé le traité d’adhésion à l’Union européenne de la Bulgarie et de la Roumanie. Mais le chef de l’Etat n’hésite pas à procéder en personne à l’opération de signature de traité, pour souligner la valeur historique et symbolique qu’il attache à un traité. Ainsi, le 16 avril 2003, le traité d’adhésion d’Athènes, qui marquait l’élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux Etats membres issus pour la majorité de l’ex-bloc de l’Est, a été signé au nom de la France par le Président de la République et en sa présence, par le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et la ministre déléguée aux Affaires européennes. Dans la foulée, lors de la signature du traité établissant une Constitution pour l’Europe, le 29 octobre 2004, la France a été le seul Etat membre à apposer trois signatures : celles du Président de la République, du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères. Au cours de la conférence de presse qui a suivi


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L’atlantisme de Sarkozy n’a rien d’exceptionnel

أكتوبر 17th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , تحليلات دولية, مقالات بالفرنسية

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Pascal

L’atlantisme de Sarkozy n’a rien d’exceptionnel
par Pascal BONIFACE (Challenges, 11 octobre 2007)

 

En début de mandat, chaque nouveau président français a souhaité se rapprocher des Etats-Unis. Mais à des conditions que ceux-ci ont, jusqu’à présent, toujours refusées.
L’affichage pro-américain de Nicolas Sarkozy, notamment l’annonce d’une réintégration possible dans l’OTAN, a suscité un débat sur l’alignement atlantiste de la France. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un nouveau président se fixe pour objectif un rapprochement franco-américain.
Le refus de la guerre d’Irak par Chirac ne doit pas faire oublier qu’en 1995 il souhaitait, lui aussi, réintégrer l’OTAN en échange de l’obtention du poste du commandement Sud pour un officier français et d’une " européanisation " de l’alliance. Ni que Mitterrand, à son arrivée au pouvoir, avait soutenu le déploiement des euromissiles américains, provoquant la fureur des autres socialistes européens. Plus loin encore, l’élection de Giscard d’Estaing, en 1974, avait été présentée comme un virage atlantiste. De même que l’installation de Pompidou à l

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La Libye, un régime avec lequel il faut compter Kader Abderrahim par Alexandre Sulzer

أغسطس 14th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , تحليلات دولية, مقالات بالفرنسية

La Libye, un régime avec lequel il faut compter 
 

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Interview de Kader Abderrahim, chercheur spécialiste du Maghreb à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques, après que les infirmières bulgares, retenues prisonnières en Libye pendant huit ans, ont été libérées et ramenées à Sofia dans l’avion de la présidence de la République française…

Nicolas Sarkozy s’est impliqué largement dans la crise des infirmières bulgares en Libye. N’est-il pas surprenant que la France, dont aucun ressortissant n’était concerné par la crise, ait participé aux négociations?

Non, Nicolas Sarkozy ne fait que suivre la politique du gouvernement précédent alors que l’ancien ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, s’était engagé à prendre en charge les enfants libyens malades du sida.
Au début de la crise, c’est un Français, le professeur Luc Montagnier, co-découvreur du VIH, qui avait été

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La stratégie britannique au Moyerient. Les constances et inconstances d'un Etat post-impéria Bal

مايو 17th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , مقالات بالفرنسية

 La stratégie britannique au Moyen-Orient. Les constances et inconstances d’un Etat post-impérial 
 

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Les Britanniques donnent aujourd’hui des signes d’affaiblissement sur l’échiquier moyen-oriental. L’acquiescement par Londres à la vision américaine des relations internationales s’est en effet doublé d’un investissement physique de sa part au bénéfice de l’hyperpuissance. Cette stratégie assumée se maintiendra-t-elle à l’avenir ? Probablement, tant les modèles alternatifs attrayants pour une Grande-Bretagne en quête de la consolidation de ses atouts post-impériaux restent déficients.

 Barah Mikaïl

Depuis les attentats du 11 Septembre, Londres n’a jamais manqué d’insister sur sa pleine adhésion à la vision développée par les Etats-Unis vis-à-vis des évolutions politiques planétaires. Il convient d’ailleurs, sur cette question comme sur d’autres, de parler d’une relation symbiotique liant Londres à Washington bien plus que d’hypothétiques accointances circonstancielles qu’auraient décidé d’entretenir les leaders actuels de ces deux pays dans le cadre de leur " guerre contre le terrorisme ". La special relationship dont se prévalent Américains et Britanniques remonte en effet à 1946, et il convient de remarquer que le tandem Bush-Blair n’a rien d’inédit en soi pour qui se remémore notamment la nature des liens par lesquels s’étaient déjà singularisés, un quart de siècle plus tôt, Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Il y a pourtant une différence de taille entre ces deux périodes. En effet, alors que la Dame de Fer avait trouvé dans ses fortes affinités pro-américaines un moyen efficace pour consolider les intérêts stratégiques de l’ancienne Couronne britannique, Tony Blair prendra pour sa part le risque - assumé - d’une adhésion pavlovienne aux conceptions américaines du monde, quitte à ce que cela lui vaille le qualificatif peu amène de poodle (caniche). Ce début de troisième millénaire induit-il ainsi l’attachement de Londres à la consolidation d’un " axe anglo-saxon " par intermédiaire des États-Unis ? L’ancienne Albion aspire-t-elle, dans cette logique, à la revivification d’une gloire déchue ? Ou bien ces choix britanniques particuliers tombent-ils, bien au contraire, dans le droit fil d’une politique calibrée en fonction des impératifs stratégiques du pays ? Ces questions méritent d’être posées, à un moment où l’on ne manquera pas de constater que la lunette américaine adoptée par T. Blair pour la lecture des enjeux internationaux se sera doublée d’un suivisme politique, source de bien des désagréments. Rien ne permet ainsi d’affirmer que l’affaire des marins britanniques qui a éclaté à la fin du mois de mars 2007 restera la dernière des contraintes s’imposant à un Royaume-Uni nécessairement fragilisé dans sa politique moyen-orientale

LES BRITANNIQUES DANS L’HISTOIRE DU MOYEN-ORIENT

Les temps ne sont pourtant pas si lointains où la Perfide Albion jouissait d’un leadership solide au Moyen-Orient en général, et au Proche-Orient en particulier. Avec les campagnes de Napoléon Bonaparte de l798, ce sont les Britanniques qui opteront pour une concurrence active vis-à-vis des intérêts sollicités par les Français dans la région. Cette mise en confrontation connaîtra le plus souvent des manifestations de type indirect. Révélatrice parmi d’autres de cet aspect, la décision prise par le gouvernement du Premier ministre britannique Benjamin Disraeli, en l875, d’entrer dans le capital de la Compagnie du canal de Suez. Ce dernier ne faisait que rebondir sur la volonté du khédive Ismaël d’Égypte de vendre les actions qu’il y détenait, aux côtés des Français, en raison de contraintes financières. Londres trouvait pour sa part un moyen d’affirmer sa présence au niveau d’un point de passage fondamental pour ses intérêts commerciaux, et confirmera d’ ailleurs cette donne en occupant le pays sept ans plus tard. Certes, les accords de Sykes-Picot (1916), que confirmeront les accords de San Remo (1920), permettront aux Britanniques de mettre sous protectorat l’Irak et la Palestine, les Français obtenant pour leur part un mandat sur la Syrie et le Liban. Mais il faut constater que c’est l’Égypte, pays à l’intérêt stratégique certain, qui sera finalement le cercueil des ambitions européennes dans l’ensemble du Moyen-Orient. En 1956 en effet, la décision du président égyptien Nasser de nationaliser le canal de Suez poussera les Français et les Britanniques à mettre en place une stratégie de récupération de " leurs " intérêts. La guerre israélo-égyptienne de 1956, voulue et planifiée par les deux ex-puissances mandataires, n’échappera pas à l’ œil attentif de Washington, acteur alors en pleine redéfinition de ses options stratégiques moyen-orientales. L’entrée des troupes françaises et britanniques en Égypte, dont le motif officiel était une volonté de séparation des belligérants israélien et égyptien, ne leur permettra donc pas de procéder à une mainmise sur le canal de Suez, des menaces américaines et russes poussant vite les deux puissances européennes à plier bagage. C’est à leurs positions dans l’ensemble de la région qu’elles devront dès lors renoncer, même si l’ancienne Couronne pourra attendre les années 1960-1970 avant que d’octroyer leur indépendance aux micro-États du Golfe, derniers de leurs protectorats moyen- orientaux.

LONDRES ET LES EFFORTS DE GUERRE AMÉRICAINS

 

 

 

Mais, cinquante ans après la faillite de leurs entreprises impérialistes, les Britanniques seraient-ils

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Le bilan diplomatique de Jacques Chirac/ pascal poniface

مايو 17th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , مقالات بالفرنسية

 
 Le bilan diplomatique de Jacques Chirac 
 

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Jacques Chirac va, après douze années de présidence, quitter l’Elysée. Il laissera une bonne image de son action diplomatique, tant en France qu’à l’étranger.

 

 

Un bilan globalement positif. L’expression est galvaudée, mais elle s’applique avec pertinence à l’héritage diplomatique que laissera Jacques Chirac après douze années passées à l’Elysée. Il a maintenu haut et fort la tradition diplomatique de la Ve République établie par le général de Gaulle, poursuivie et développée par François Mitterrand. Les Français lui en savent gré, et ont une image positive de son action internationale, dans laquelle ils se reconnaissent avec une certaine satisfaction. Si le bilan de politique intérieure de Jacques Chirac sera très probablement contesté par une partie importante des Français, la grande majorité lui délivre un satisfecit pour son action internationale. Celle-ci est également bien perçue dans la plupart des pays, à l’exception sans doute d’Israël et des Etats-Unis. Jacques Chirac est populaire dans le monde, non seulement auprès de nombreux chefs d’Etat, mais surtout auprès des populations. S’il n’y avait qu’un fait à retenir, c’est évidemment son opposition à la guerre d’Irak qui fut le plus éclatant et qui restera dans les mémoires, expliquant en grande partie sa forte popularité. Il restera la référence de sa double présidence.

UNE VOLONTE INITIALE DE RUPTURE

Il n’était pas évident au départ que Jacques Chirac suive le cours diplomatique qui aura finalement été le sien, au point que l’on parle désormais de " gaullo-mitterrando-chiraquisme ". Il ne faut pas oublier que, sous les deux septennats de François Mitterrand, Jacques Chirac s’est, à de nombreuses reprises, opposé à la politique étrangère du président socialiste. Le paradoxe est que Chirac, le néo-gaulliste, critiquait Mitterrand, qui avait des prises de position tout à fait gaulliennes. Chirac était plus atlantiste que Mitterrand et lui reprochait les critiques - excessives selon lui - adressées aux Etats-Unis. Il avait voulu soutenir le programme de " Guerre des étoiles " de Ronald Reagan, que Mitterrand avait très vivement critiqué. Il s’était également querellé avec lui sur les questions nucléaires en soutenant des positions qui auraient écarté la France de sa posture traditionnelle en matière de dissuasion, pour la rapprocher de la riposte graduée des Etats-Unis et donner plus d’importance aux armes nucléaires tactiques et à leur fonction d’armes de combat. Mitterrand qui avait dans l’opposition combattu la diplomatie de De Gaulle, la création de la force de dissuasion et le départ des organes militaires intégrés de l’OTAN, se projetait dans une continuité gaulliste que combattait l’héritier officiel du général. On se souvient aussi que Jacques Chirac avait mis beaucoup plus de temps que François Mitterrand à soutenir Gorbatchev et sa politique de perestroïka.
Les deux premières décisions de Jacques Chirac, arrivé à la présidence en 1995, s’écartaient d’ailleurs très nettement et des principes gaullistes, et de la politique établie par François Mitterrand. Il annonça la reprise des essais nucléaires français auxquels Mitterrand avait voulu mettre fin par un moratoire en 1992 qu’il avait par la suite qualifié de définitif. Cette reprise des essais suscita une tempête de protestations dans le monde, et, contrairement à ce que pensait l’équipe élyséenne, ne se limitant pas aux pays du Pacifique Sud mais traversant également l’Europe, et notamment le principal partenaire de la France, l’Allemagne.
La France fut à cette époque extrêmement impopulaire et accusée de mener une politique unilatérale qui ne prenait pas en compte les aspirations des autres peuples. Elle se retrouva isolée et mise en accusation. La série d’essais terminée, Jacques Chirac, prenant en compte l’ampleur des protestations, indiqua que la France fermait définitivement son centre d’essais de Mururoa et lançait un plan de désarmement.
De même, en décembre 1995, le président français prôna un renforcement de la coopération avec l’OTAN et envisagea même une réintégration de la France en son sein, afin d’accentuer la coopération avec les Américains. Le refus de Washington d’européaniser l’OTAN, et surtout l’alternance gouvernementale après la défaite aux élections législatives de juin 1997, ne lui offrirent pas le temps de mener à bien cette politique qui aurait i

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Turquie : une vraie alternative reste à reconstruire/ Didier Billion

مايو 17th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , مقالات بالفرنسية

 
 Turquie : une vraie alternative reste à reconstruire 
 

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En raison du conflit entre l’armée et le parti au pouvoir sur fond de défense de la laïcité, la Turquie est sous tension. L’analyse de Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS.

La crise autour de l’élection présidentielle en Turquie ne révèle-t-elle pas un dilemme entre défense de la démocratie et défense de la laïcité ? La situation a-t-elle à voir avec celle de l’Algérie en 1990-1991 ?

La démocratie n’est actuellement pas menacée en Turquie. Mais il existe des pressions considérables qui empêchent le bon fonctionnement du système démocratique. Pour l’instant, le parti au pouvoir, le Parti pour la justice et le développement (AKP), a strictement respecté les règles de fonctionnement institutionnelles et légales. Si l’on cherche des entorses aux principes démocratiques, c’est plutôt du côté de l’institution militaire qu’il faut se tourner. Le communiqué qu’elle a publié le 27 avril contre toute " remise en cause de la laïcité ", au soir du premier tour de l’élection du Président par le Parlement (au cours duquel l’unique candidat, Abdullah Gül, de l’AKP, n’a pu être élu), est un avertissement clair à ce parti.
En Algérie, il avait été expliqué qu’il fallait, pour se protéger des dangers de l’islamisme, soutenir l’armée, qui jouait sur un registre non-démocratique. Ce que je trouve problématique en Turquie, ce sont les interventions à répétition de l’armée ces dernières semaines. L’AKP, à ce jour, a toujours joué le jeu de la légalité républicaine. Depuis 2002, à chaque fois qu’il a tenté de faire voter des projets de loi ne correspondant pas aux valeurs républicaines et laïques (comme en 2004, celui concernant la judiciarisation de l’adultère), il les a retirés face aux pressions de la société civile, de plus en plus active depuis sept ou huit ans, de la presse et de l’Union européenne.
Les dirigeants de l’AKP n’ont pas non plus inventé l’élection du Président par le Parlement, ni la loi

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pascal poniface:/Sarkozy peut-il changer notre politique étrangère

مايو 17th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , مقالات بالفرنسية

Sarkozy peut-il changer notre politique étrangère ? 
 

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Dès son élection à la présidence, Nicolas Sarkozy a adopté une tonalité gaulienne. Différente de ses postures et déclarations de candidat qui, elles, laissaient présager une rupture.

 

L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République suscite des attentes contradictoires concernant une rupture avec la diplomatie traditionnelle de la Ve République. Cette rupture reposerait sur une vision de la construction européenne proche de celle des Britanniques, un virage stratégique pro-américain, la fin d’une politique active dans et avec le monde arabe au profit de la réaffirmation de l’alliance avec Israël.
Ces options constitueraient un changement net de notre politique étrangère. Nicolas Sarkozy les mettra-t-il en œuvre ? L’histoire, la géographie, les traditions, et surtout les intérêts sont des marqueurs puissants que l’on ne peut balayer d’un revers de la main. Au-delà des postures de campagne, la part de continuité est généralement plus forte que celles de changements.
Se rappelle-t-on que Jacques Chirac, présenté aujourd’hui comme le champion de l’opposition aux Etats-Unis et de la promotion du multilatéralisme, avait commencé son premier mandat avec la reprise des essais nucléaires français et la tentative de réintégrer la France dans l’OTAN ?
Ces derniers mo

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"Croisade" antiterroriste : la défaite de Bush /Barah Mikaïl

مايو 10th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , تحليلات دولية, مقالات بالفرنسية

 
 "Croisade" antiterroriste : la défaite de Bush 
 

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Quelles réflexions vous inspire aujourd’hui la Coalition formée par les États-Unis pour entreprendre la guerre en Irak ?

 

 

 

La situation s’avère problématique pour les États-Unis. Tout en donnant l’impression de vouloir partir à terme d’Irak, ils renforcent leur contingent. L’attitude des Britanniques est particulièrement parlante. Tout en étant l’allié pro-américain occidental par excellence, c’est pourtant le pays qui insiste fréquemment sur le fait que les Britanniques seraient bien inspirés de quitter l’Irak. Cette attitude atteste des limites de la présence de la Coalition en Irak, mais aussi de certaines faiblesses, voire certains échecs, eu égard à la stratégie et aux ambitions qui avaient été affichées dans un premier temps. Plus grave, les Britanniques disent aujourd’hui : « Finalement, nous, dès qu’on peut, on part ». Lorsque, tôt ou tard, la Coalition aura effectivement quitté le territoire, le chaos auquel on assiste actuellement risque d’apparaître comme un épisode mineur par rapport aux menaces qui vont s’imposer par la suite à l’Irak. Parce que la stratégie de l’après-Coalition n’aura pas été pensée.

 

 

 

 

 

Malgré la mise en place d’un nouveau plan de sécurité en Irak, les actes de violence sont loin de s’estomper et la Coalition semble s’enliser. Quelles pourraient être les perspectives de sortie de guerre ?

 

 

 

Les perspectives de sortie de crise auraient dû être planifiées bien avant. Le grand tort des Américains est d’avoir agi comme s’ils étaient les seuls acteurs capables d’orienter la situation en Irak. Ils n’ont rien fait, du moins pas grand-chose, pour que des acteurs tiers, notamment l’ONU, puissent avoir un rôle positif dans le sens, non seulement de la sortie de crise, mais aussi de la reconstruction de l’Irak et de son avenir. Le fait que l’Amérique ait décidé d’attaquer l’Irak, pour de mauvais motifs de surcroît, pour se retrouver dans la situation actuelle est une catastrophe en soi. Il leur sera très difficile d’asseoir pacifiquement et positivement une nouvelle donne en Irak. La seule solution de sortie de crise disponible, c’est la consolidation institutionnelle, par la voie parlementaire. Sachant que les seules perspectives actuelles sont celles d’une fédéralisation de cette République d’Irak, c’est-à-dire une séparation de facto entre Kurdes sunnites et chiites. Dans le meilleur des cas, on assisterait à une sortie de crise positive si ces communautés acceptaient leurs différences et l’autorité d’un gouvernement central. L’hypothèse la plus redoutable serait une implosion de l’Irak après le départ des Américains, prélude à l’explosion. Car si l’Irak implose, les dégâts collatéraux seront inéluctables.

Quels sont les signes qui laissent entrevoir cette implosion ?

En termes de risques effectifs, il y a l’opposition sur le terrain entre groupes sunnites et chiites. Forcément, quand vous dites sunnites et chiites, vous pensez aux puissances et aux acteurs de la région. L’Arabie Saoudite estime que l’Iran est en train de capitaliser sur les chiites en Irak et a fait savoir récemment que si les États-Unis quittaient l’Irak, les Saoudiens n

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ENGAGEMENT DU ROYAUME DU MAROC DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME/3

مارس 20th, 2007 كتبها محمد بوبوش-باحث في العلاقات الدولية-الرباط نشر في , المغرب و الأمم المتحدة, مقالات بالفرنسية

ENGAGEMENT DU ROYAUME DU MAROC DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME/3

Sur le plan multilatéral

La souscription par le Royaume du Maroc à un grand nombre d’instruments juridiques internationaux, constitue la manifestation de sa volonté d’apporter une contribution aux efforts de la Communauté internationale pour faire face au terrorisme:

 

  1. Convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs, adoptée à Tokyo le 14 septembre 1963. Le Maroc a adhéré le 24 octobre 1975.
  2. Convention pour la répression de la capture illicite d’aéronefs adoptée à La Haye le 16 décembre 1970. Le Maroc a adhéré le 24 octobre 1975.
  3. Convention pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile adoptée à Montréal, le 23 septembre 1971. Le Maroc a adhéré le 24 octobre 1975.
  4. Convention sur le marquage des explosifs plastiques et en feuilles aux fins de détection, adoptée à Montréal le 1er mars 1991. Le Maroc a adhéré le 19 mars 1999.
  5. Protocole

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